La dysgraphie, qu'est ce que c'est?

Julian de Ajuriaguerra, neuropsychiatre et psychanalyste français, est le premier à avoir donné une définition de la dysgraphie : « est dysgraphique un enfant chez qui la qualité de l’écriture est déficiente alors que généralement aucun déficit neurologique ou intellectuel n’explique cette déficience » .

L'écriture est une activité motrice fine complexe, de construction longue et difficile, dont la maîtrise demande plusieurs années pour tout enfant. Les enfants dysgraphiques sont incapables d'automatiser l'écriture pour en faire un outil rentable pour accéder aux apprentissages.

La dysgraphie peut apparaître à tout moment de la vie (lors de l’apprentissage de l’écriture, lors de la scolarité, plus tard, suite à une pathologie ou à un accident) et être plus ou moins sévère.

Elle peut avoir comme origine une mauvaise tenue du stylo, une mauvaise posture, un problème de latéralité, une situation familiale ou scolaire difficile à vivre… Elle peut être un des symptômes d’une dyspraxie, d’une précocité intellectuelle, d’un TDA/H… La dysgraphie peut complexer le  patient et avoir des répercussions sur sa scolarité, son estime de soi et sa confiance, il est donc important de ne pas minimiser le  problème et le traiter. On parle de dysgraphie à partir de 7 ans/ du CE1, quand l’apprentissage de l’écriture est terminé.

Lorsque l'enfant écrit, même s'il finit par le faire de manière relativement satisfaisante, c'est au prix de beaucoup d'efforts, de contrôle et d'attention. Son attention est focalisée sur l'écriture, aux dépens des activités d'apprentissages (comprendre, mémoriser, déduire, faire des liens,...) qui sont pourtant l'essentiel des objectifs scolaires (situations de « double-tâche »). Le vrai problème n'est pas que l'enfant écrive mal mais c'est que son écriture n'est pas automatisée et nécessite un effort attentionnel massif.

Ajuriaguerra les a classés en 5 catégories :

• dysgraphie raide : caractérisée par une écriture crispée,  anguleuse.

 • dysgraphie molle : caractérisée par une écriture manquant de structure, petite.

 • dysgraphie lente et précise : écriture lente et lisible, mais demandant une application et un effort extrême.

 • dysgraphie maladroite : caractérisée par une écriture retouchée, lourde, désordonnée.

 • dysgraphie impulsive : caractérisée par une écriture rapide, imprécise et illisible.

La rééducation du geste d’écriture telle qu’elle est pratiquée en méthode Dumont permet de corriger la mauvaise position des doigts, la mauvaise tenue du crayon, la mauvaise posture, mais aussi de travailler la vitesse et le rythme d’écriture.

La rééducation permet non seulement d’améliorer l’écriture de l’enfant dysgraphique, mais elle permet parallèlement de le réconcilier avec sa scolarité. Comprenant qu’il n’est ni coupable ni responsable de ses incapacités, il est plus épanoui et reprend peu à peu confiance

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